dimanche 8 novembre 2015

6ème étape, 2ème période : MENNETOU - FOECY  30km


Pause "café" de midi



Nous sommes le second dimanche de novembre et je marche, dès 9 heures sous un beau soleil d’automne. Le ciel semble avoir oublié que nous approchons pourtant de la fin de l’automne et que normalement les premiers frimas de l’hiver devraient se faire sentir. Je ne vais pas m’en plaindre même si cela me parait un peu cocasse de randonner toute une journée de novembre en teeshirt … Je quitte le Loir et Cher pour entrer dans le Cher, cœur du Berry.






GR or not GR
Chris, qui est maintenant super compétente dans l’organisation des circuits de randonnées pédestres en s'aidant des tracés des GR mais aussi des GR de Pays et des PR et en utilisant des sites comme « openrunner » prépare une feuille par jour où est « stabyloté » le circuit prévu de la journée. Bien sûr, il a été étudié préalablement ensemble mais c’est surtout elle qui bosse. En plus le kilométrage est indiqué : un repère tous les 2km s’il vous plait!...

Bien que ce matin, le soleil soit de bonne humeur, la rosée est bien là. Les bords du canal de Berry ne sont pas les beaux chemins du halage que nous connaissons à Redon. C'est plutôt une « banquette » herbue plus ou moins cabossée. Parfois, une « rotte » existe mais en général elle s’arrête vite.
Hier, j’ai déjà marché longuement dans les herbes du bord du canal et j’ai vite constaté que l’humidité pénétrait dans les chaussures malgré mes guêtres. Visiblement l’imperméabilité de mes chaussures laisse à désirer.
Pas question de refaire la même chose aujourd'hui et de commencer la journée avec les pieds trempés.
Je fais donc des infidélités aux GR et au bord du canal pour ne prendre que des routes   goudronnées ou des chemins empierrés . Je ne croise pas beaucoup de monde : nous sommes dimanche matin. Je fais, finalement, un superbe circuit. J’ai retrouvé le GR 41 puis le bord du canal à l’approche de Vierzon . Les vététistes et joggers du dimanche y ont fabriqué un cheminement bien désherbé.


                                                            Les pêcheurs   
Depuis le départ de Tours, c’est certainement la « population » que je croise le plus. Normal direz-vous quand on suit une rivière ou un canal… Je constate que parmi les dizaines de pêcheurs que j’ai rencontrés, je n’ai vu aucune femme pêcher. J’en ai vu quelques rares qui accompagnaient mais aucune à tenir une canne à pêche. La pêche serait-elle un loisir typiquement masculin ? De plus, j’observe que ce sont surtout des séniors sauf le week-end où je vois des familles ou des jeunes. Enfin, les pêcheurs ne sont pas bien causants et n'aiment pas être dérangés par le randonneur. Souvent seulement, juste un bonjour du bout des lèvres…


    

samedi 7 novembre 2015

5ème étape, 2ème période :  SELLES/CHER - MENNETOU 29km


Temps superbe… beau soleil d’automne...chaleur presque estivale… Les feuilles sont en grande partie tombées. Nous avons clairement quitté la Touraine , ses coteaux de tuffeau et ses vignes. Nous sommes dans le Berry mais aussi en Sologne… Les paysages sont plus communs. Je longe de grandes étendues de cultures irriguées : maïs, blé, colza… La vigne a disparu… 



Puisque je prends des chemins et non des routes, je m’aperçois que j’arrive quasiment systématiquement dans les bourgs soit par la station d’épuration , soit par le terrain de foot. Ces deux équipements sont souvent à l’écart du centre du village et comme je n’arrive pas par la « grande route » c’est en les voyant que je sais que j’arrive dans un lieu habité. Chaque jour, je traverse 4 ou 5 bourgs. Parfois je ne fais que les côtoyer car le chemin m’emmène directement dans la campagne… Je passe très peu devant des bistrots : je n’ai donc pas la tentation de m’y désaltérer …


Coup de gueule...
En marchant de Langon (dans le Loir et Cher et non celui du Pays de Redon) et en allant vers Mennetou, j’ai été vraiment agacé voire fâché…




 En arrivant à Langon, je prends le chemin qui longe le canal de Berry. Après un kilomètre de marche, j’arrive à un pont et là je découvre que c’est la grande route Vierzon-Tours qui est construite dans le canal…


ancien "lit" du canl
L’ancien versant sud du canal qui forme le bord de la route est envahi d’arbustes comme des aubépiniers… Difficile donc de s’y frayer un chemin. De l’autre côté de la route, c’est le canal qui est réduit en caniveau puis c’est la voie ferrée Lyon-Vierzon-Tours-Nantes.
 



Il est clair que la circulation piétonne ou cycliste n’est pas possible entre ces deux communes sauf sans doute à prendre un rallongement par une autre route… Cette conception du « tout voiture » m’est de plus en plus insupportable. Comment les enfants peuvent-ils se déplacer s’il n’y a pas de chemins piétonniers ou des pistes cyclables sécurisées ?

MENNETOU SUR CHER
 






Si François a des coups de gueules, moi, j'ai un coup de coeur pour un petit village : MENNETOU/CHER.

Ancienne cité médiévale, le temps semble s'y être arrêté  à l'époque de Thierry La Fronde 
(dont l'auteur est originaire...) 










Il émane de cette cité un  charme désuet  et  paisible qui m'a séduit. 



vendredi 6 novembre 2015

JEAN LOUP ET LE CANAL DE BERRY  





Il s'appelle Jean Loup , ce pêcheur bien installé avec 4 lignes à l’eau. Il me reprend d’emblée : ce n’est pas le canal du Berry mais le canal « de » Berry… nuance donc… Il regrette que des officiels fassent aussi cette erreur… 
Très rapidement, il me parle de cette voie d'eau et de ce  pont-canal de Châtillon que je vais découvrir dans quelques centaines de mètres... 
Jean-Loup semble en savoir des choses. Il me dit qu’il a été vice-président du Syndicat Mixte du Canal de Berry du Loir et Cher. 






 


Ce canal mesure 260 km et traverse 3 départements : l’Allier, le Cher et le Loir et Cher…Il a été construit comme celui de Nantes à Brest au début du 19ème siècle entre 1808 et 1840… mais, à cause du manque d'eau au sommet du canal,il est très étroit et a  un très petit gabarit  puisque les écluses ne font que 2,70m de large…






 Le canal de Berry a suivi la même évolution que notre canal breton. Dès 1945, il était désaffecté comme canal « commercial ». Si notre canal breton est resté à peu près entier ( sauf bien sûr à Guerlédan), celui de Berry a été cédé par l’Etat aux communes! Chaque commune s’est donc retrouvée avec un morceau de canal à « gérer »… Les communes se sont organisées en syndicat mixte pour sa gestion… … Sans doute qu’en 1955 et au début des années 60, la préoccupation des communes n’était pas de sauvegarder le patrimoine… Certaines ont tout simplement comblé leur « bief » en le transformant en dépotoir… Les « Services des Ponts et Chaussées » de l’époque ne semblent pas s’être « embarrassés » avec le canal : les ponts ont été construits au raz de l’eau. 
A certains endroits, le canal a complètement disparu, comblé par des déchets de toutes sortes ou transformé en routes...






Pourtant, il aurait du charme… Les écluses que j’ai vues sont curieuses vu leur étroitesse… Jean-Loup est cependant satisfait que le pont -canal de Chatillon ait été classé comme monument historique. 


Pont - Canal de Châtillon



Il m’a expliqué la difficulté d’y mettre de la navigation de plaisance étant donné les contraintes fortes : faible largeur des écluses, faible largeur et hauteur des ponts…

 A Vierzon, à l’auberge de jeunesse, nous apprenons qu’une association de sauvegarde et de promotion du canal de Berry s’y réunit régulièrement…









4ème étape, 2ème période : MAREUIL/CHER - SELLES/CHER  29km


Ce matin, c'est un vrai crachin breton et pendant les premières heures de route, je serai le père Noël avec ma cape rouge. 

Peu à peu on sent que le paysage change...Nous sommes entre la Touraine et le Berry. 





Sur les côteaux, apparaissent les cultures céréalières. Entre St Aignan et Mesnes, la vigne se raréfie. La terre est légère et avec la pluie, elle colle. 







L' architecture des maisons évolue. Les tuiles des toits sont plus foncées, les maisons au crépi clair, plus basses et plus allongées



Je repasse le Cher à Chatillon et je découvre le canal "de" Berry et non "du" Berry comme on le voit fréquemment nommé sur les cartes...








jeudi 5 novembre 2015

3ème étape, 2ème période : MONTRICHARD - MAREUIL/CHER  26km


             Très beau temps. Le soleil d'automne dans les arbres est de toute beauté. 
arrivée à Montrichard

En quittant Montrichard, le GR41 m'emmène sur les côteaux de la rive droite du Cher. Il me fait descendre puis remonter, puis redescendre puis... mes pieds commencent à souffrir.

L'autoroute Bourges-Tours se fait entendre et le bruit des véhicules envahit l'espace sonore.

Je retrouve le lit majeur du Cher et un chemin plus plat. Je ne croise que peu de monde : quelques retraités qui balaient les feuilles devant leur maison ou d'autres qui promènent  Toutou. J' ai même vu une dame qui promenait son chien en le suivant ...en voiture !



Avant d'arriver au gite d'étape de Mareuil et soigner mes ampoules, il me faut de nouveau grimper sur les côteaux de la rive droite du Cher. 


gite d'étape de Mareuil/Cher
Le gite est installé dans l'ancienne demeure du seigneur du village et nous y sommes tout seuls , Chris et moi. 
La vie de château quoi!

mercredi 4 novembre 2015

2ème étape, 2ème période : VERETZ - MONTRICHARD 31km


le rythme de la randonnée revient vite. J'ai l'impression de poursuivre ma randonnée du début septembre. Le temps n'est pas froid ... Quelques petites ondées qui m'obligent à sortir plusieurs fois ma cape de pluie. 

Je marche pendant  2 heures...soit environ 10 km. Après une petite pause pour "goûter", je repars pour encore 2 heures de marche. Chris me rejoint alors pour le pique-nique que nous partageons 

Aujourd'hui, à  la pause de midi, nous avons fait  un détour pour découvrir le château de Chenonceau. 
Fallait-il qu'elle ait des charmes , Diane de Poitiers,  pour que son amant royal lui construise ce "petit" nid d'amour !......























Le circuit aujourd'hui est très agréable. Le chemin est bien aménagé et le fléchage est parfait.



On retrouve la géographie de la Loire : un fleuve , ici le Cher, son lit majeur en herbages et des côteaux de calcaire sur lesquels  poussent les vignes. On aperçoit de temps en temps des habitats troglodityques...

Cependant, le Cher est beaucoup plus régulé que la Loire, navigable dans cette région, plus "domestiqué".